DISTRIBUTION DES KITS DE DIGNITE
Ce vendredi 3 avril 2026, dans le cadre du partenariat avec la GIZ à travers le projet de « prévention et prise en charge des survivantes des violences basées sur le genre dans le territoire d’Uvira » ; PSVS a reçu un lot de 125 kits de dignité destinés aux femmes et jeunes filles survivantes de violences sexuelles basées sur le genre (VSBG), dans les villages de Ndunda, Kigurwe, Kiringye et Kibogoye.
Ceci s’inscrit dans la poursuite de notre mission, celle d’apporter et d’orienter notre assistance sous toutes ses différentes formes aux personnes vulnérables vivant dans les milieux reculés et les conscientiser sur l’auto-prise en charge par des initiatives de développement communautaire.
Au début de nos activités, nous avons identifié quatre-vingts jeunes filles adolescentes qui bénéficient de nos différentes formations en saponification et coupe et couture pour leur autonomisation. Parmi elles, quarante jeunes filles adolescentes bénéficient aussi des formations dans nos espaces sûrs (Kiringye et Kigurwe) deans le but de susciter leur leadership féminin.
Nos quatre maisons d’écoute (Kiringye, Kigurwe, Kibogoye et Ndunda) reçoivent des victimes de toute forme de VBG. Ces victimes bénéficient de l’assistance psychosociale, réinsertion communautaire ainsi que le référencement dans les structures sanitaires les plus proches afin de bénéficier d’une assistance médicale.
Lors de séances thérapeutiques dans nos maisons d’écoute, plusieurs bénéficiaires ont exprimé davantage leur désir d’intégrer les structures féminines locales pour participer aux activités de développement communautaire et d’autonomisation.
Dans ces mêmes séances, les victimes ont montré le besoin de certains outils pouvant les permettre de dénoncer les violences à l’immédiat. C’est la raison pour laquelle nous avons inséré des sifflets traditionnels ainsi que des lampes torches chargeables dans leurs kits de dignité.
Malgré la demande croissante, les critères d’assistance reposent sur le niveau élevé de vulnérabilité. Dans un contexte sécuritaire fragile, notamment dans la plaine de Ruzizi et la chefferie de Bafuliiru, il est crucial de protéger les femmes et jeunes filles afin de préserver leur avenir. En ce moment de crise, les communautés affectées par les incidents sécuritaires attendent la réaction des acteurs humanitaires afin qu’elles soient soulagées. Qui est d’ailleurs notre principale mission.
PSVS lance un appel aux acteurs humanitaires pour intensifier leur soutien envers ces communautés vivant dans la peur et le traumatisme. Avec plusieurs alertes remontées par les moniteurs de protection des différentes organisations communautaires de base ainsi que des structures féminines et structures sanitaires présentes dans la zone. Mais aussi, la coordination humanitaire devrait porter davantage son regard vers ces communautés spécialement aux jeunes filles adolescentes et femmes hautement exposées au risque de VSBG. Nous devons veiller à ce que leurs droits humains soient garanties et mieux jouir.